ORFEO ed EURIDICE
Opéra en trois actes de Gluck
Représentations les 28, 29, 31 janvier et 1er
février 2012 à l’aula des Cèdres à Lausanne
DIRECTION MUSICALE
Ferran GILI-MILLERA

Ferran GILI-MILLERA est né à Barcelone, où il commence ses études de
musique à l’âge de six ans. À dix-huit ans, il obtient une virtuosité de
Guitare, et postérieurement les Diplômes de Direction Chorale, Composition,
Orchestration et Pédagogie Musicale. Le Conservatoire Supérieur de Musique de
Barcelone lui décerne son Prix d’Honneur à deux reprises : en 1988 et en
1990, année où il est lauréat du Prix de Catalogne pour jeunes compositeurs.
En Suisse, il perfectionne sa formation de chef de chœur au Conservatoire
de Genève avec Michel Corboz, puis entre au Conservatoire de Lausanne, dans les
classes de Jean Balissat et d’Hervé Klopfenstein, où il obtient respectivement
les Certificats Supérieurs d’Orchestration et de Direction d’Orchestre, en
1997.
En même temps, il participe à plusieurs cours internationaux, notamment à
Vienne et Budapest. Il étudie avec des chefs tels que Peter Eötvös, Sergiu Comissiona,
Julius Kalmar et Roberto Benzi, et avec les compositeurs György Ligeti et
Witold Lutoslawski. En 1998, il est finaliste du V Concours de Direction
d’Orchestre de la Communauté Européenne, à Spoleto, en dirigeant Werther de Massenet, et en 1999 il
obtient la bourse de The Busenhart Morgan-Evans Foundation pour travailler avec
M. Diego Masson au Festival International de Musique de Dartington, en
Grande-Bretagne. Il y dirige les représentations de Idomeneo de Mozart, parrainées par The Arts Council of England, et
y retourne en 2001 pour diriger, entre autres, L’enlèvement au Sérail et la 2e
symphonie de Mahler.
Dans le cadre de ses études, il a également dirigé Orphée et Eurydice de Gluck, au Conservatoire de Lausanne et au
Theater Remise de Berne, ainsi que La
Flûte enchantée de Mozart, Fidelio
de Beethoven et La Bohème de Puccini,
à la Musikhochschule de Vienne.
En 2004, il est nommé directeur de l’Ensemble Amabilis, ancien Orchestre de
chambre de St-Paul, à Lausanne, et participe au renouveau de la formation.
Passionné des multiples facettes de l’art musical, il dirige également la
Musique Municipale de la Ville de Genève et d’autres sociétés avec lesquelles
il obtient des places d’honneur lors des concours fédéraux, et il est
régulièrement sollicité dans les jurys des concours de musique.
MISE EN SCENE
'Je vais partir pour Venise et ce
qui sera important dans notre rencontre, ce ne sera pas vous pour moi ni moi
pour vous, nous le savons tous
les deux. Mais ce sera ce qui continue entre nous, la densité de l'espace que
nous venons de créer. Ce sera
d'exprimer dans ce que vous écrirez désormais, dans la manière que vous aurez
d'imaginer votre jardin, ce qui a fructifié entre nous, et que je dirai à
mon tour en jouant du piano. Ce qui compte, c'est la façon dont dorénavant,
votre regard va éclairer mes paysages et comment cette lumière pourra
chasser ce qui hier, pour moi, était encore dans l'ombre. Ainsi nous nous
reverrons souvent, nous nous reverrons sans cesse'
Hélène Grimaud, leçons particulières
Lorsque l’Orchestre Amabilis m’a fait part de son projet de monter Orfeo ed Euridice, j’ai tout de suite eu
envie d’explorer cette oeuvre “qui porta l'opéra seria à
sa tombe” et qui ne se bornait plus - comme l'écrivit Gluck dans sa dédicace à
la reine Marie-Antoinette - “aux froides beautés de la convention”. Orfeo ed Euridice n'est pas basée sur
une intrigue amoureuse et politique et ne formule pas un compliment élégant à
un souverain éclairé. L'homme avec ses doutes est pour la première fois au
centre de l'histoire. Gluck utilise le mythe pour l'humaniser.
Un homme se retourne et tout
s’effondre. Torsion du corps, de l’avant vers l’arrière, du futur au passé, de
la confiance au doute. Habitée par cette image centrale, j’ai revisité les
travaux de décomposition du mouvement d’Eadweard Muybridge. La rigueur
scientifique de ses photographies fait écho à l’essentialisation gluckienne.
Une esthétique est alors apparue en même temps qu’une contrainte de jeu qui m’a
permis de construire mon projet de mise en scène : mesurer le voyage intérieur,
décomposer l’élan amoureux, fractionner les étapes du deuil.
J’ai choisi de profiter de la rare
occasion de travailler avec une petite distribution de trois solistes pour
installer dès les premières répétitions un climat de recherche collective. Lors
des premières lectures, il s’est agi d’étudier le mythe orphique et ses
interprétations à travers les traditions et les époques, d’assimiler
l’historique pour nous en libérer, et finalement nous concentrer sur les
résonances de cette histoire dans notre temps présent. Nous nous sommes surpris
à découvrir, sous l’apparent héroïsme et la joie des retrouvailles, le doute
qui met fin à l’amour et l’amertume des anciens amants qui ne savent pas se
quitter.
Sous la surface de cette “azione teatrale”, L'opéra de réforme cache surtout une pièce de mystères, dans lequel
on traverse des seuils, où l'on impose une “obligation de silence” et où des
vibrations ouvrent des portes et brisent des liens. Orphée devient le prophète
qui proclame la réalité de l'invisible et ose la difficile et essentielle
aventure qu’est le travail d’amour.
Le
héro croit d’abord que le périple consiste à braver les dangers pour retrouver
son amour. Or, la descente vers les profondeurs, la confrontation avec les
ombres et la douloureuse rencontre avec le doute le transformeront. Il
découvrira que le vrai héroïsme ne réside pas dans l'acharnement mais dans
l’acceptation.
L’amour
jeune aux poings serrés autour du besoin de retenir l’aimée, s’épuisera
finalement face aux héros transfigurés, portés par un amour plus vaste, aux
mains ouvertes.
Julie Beauvais
Julie BEAUVAIS

Née en Valais, Julie BEAUVAIS débute son parcours de metteur en scène aux
Etats-Unis après avoir étudié à l’Ecole
Internationale de théâtre Jacques Lecoq à Paris. Elle co-dirige Sprung Theatre à Chicago depuis 2001. Elle y met
en scène des mélodrames tels que Capsize et Seep.
En 2003 elle installe à Genève, la compagnie Mondes Contraires. Durant sept
ans, elle emmène ses comédiens en voyage et explore avec eux le théâtre épique
dans différents contextes. Ces recherches prennent la forme de partenariats
avec des compagnies étrangères. Ainsi, Le Cercle de craie caucasien et La bonne
âme du Setchouan de B. Brecht, Roméo et Juliette au village de G. Keller, Appel
en absence et Emir & Cador tournent en Suisse, au Danemark, au Brésil, en
Mongolie et au Nicaragua.
En 2005 elle intègre le groupe international de recherche théâtrale
Hopallehus, chapeauté par l’Odin Teatret au Danemark. Avec cette compagnie on
la voit jouer dans El Monkey de K. Blixen au théâtre de la ville de Buenos
Aires ou dans Philomena parade au PIT Festival en Norvège.
Depuis 2006 elle met en scène des opéras: La Bohème de Puccini, Le nozze di
Figaro et Don Giovanni de Mozart pour Ouverture-Opera et Radamisto de Haendel pour la Zürcher Hochschule der Künste.
Parallèlement à ses mises en scène, elle réalise et expose une série de films
sur le corps des chanteurs lyriques: I Disarmati.
Elle collabore de 2008 à 2010 avec l’équipe pédagogique du London
International School of Performing Arts - LISPA. Depuis, elle enseigne la pratique corporelle aux chanteurs lyriques de la
HEMU Lausanne site Fribourg.
Julie prépare actuellement This Is Not For You (2012 | Chicago/Genève),
Orfeo ed Euridice de Gluck (2012 | Amabilis, Lausanne), et Alcina de Haendel
(2012 | Ouverture-Opera, Sion). En résidence d'artiste à la Red House de Manhattan
de février à juillet 2011, elle assiste Michael Counts dans sa mise en scène
des Monodramas (Schoenberg, Zorn, Feldman) au New York City
Opera. Au printemps 2011, Julie est lauréate
du Prix culturel d'encouragement de l'Etat du Valais.
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Jean-Philippe CLERC, piano

Jean-Philippe Clerc débute ses
études de piano au conservatoire de Sion avant d’intégrer la classe d’Elisabeth
Athanassova au Conservatoire Supérieur de Musique de Genève, où il obtient un
diplôme d’enseignement. Par la suite, il se perfectionne auprès d’Esther Yellin
au sein de la Fondation Neuhaus ainsi qu’au cours de nombreux masterclasses
avec entre autres Clifton Matthews, Marietta Petkova ou Irwin Gage. Durant ses
études, il aborde également le clavecin et le pianoforte auprès de Michel
Kiener.
Passionné de chant qu’il a
étudié au Conservatoire de Musique de Genève auprès de Michèle Moser puis de
Frédéric Gindraux et qu’il pratique au sein du Chœur de l’Opéra de Lausanne,
dirigé par Véronique Carrot, c’est tout naturellement qu’il se tourne vers
l’accompagnement de chanteurs et de chœurs. Jean-Philippe Clerc a ainsi
accompagné les classes des conservatoires de Sion, Fribourg, Lausanne et
Genève, le chœur Novantiqua de Sion dirigé par Bernard Héritier ainsi que les
ensembles Hémiole de Lausanne et Cantatio de Genève dirigés par John Duxbury.
En tant que répétiteur, il a
participé durant plusieurs années au cours d’expression scénique d’Anne-Marie
Delbart au Conservatoire de Genève, ainsi que sur différentes productions
d’opéras en Suisse et en France. En outre, il se produit régulièrement lors de
récitals avec chanteurs, de concerts avec chœurs ou en formation de musique de
chambre en Europe et Proche-Orient ainsi que lors de différents festivals et
concours.
Depuis septembre 2011,
Jean-Philippe Clerc travaille en tant que répétiteur pour les classes de chant
de la Haute Ecole de Musique de
Lausanne (HEMU).
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Frédéric MOIX, baryton-basse - Orfeo

Né à Sion en 1975, Frédéric Moix débute sa formation vocale
au sein de la Schola des Petits Chanteurs de Notre-Dame de Sion sous la
direction de Bernard Héritier. En 1996, il rejoint les rangs du chœur
Novantiqua de Sion. Il a l’occasion d’y faire ses premières expériences
solistiques et de découvrir un répertoire très large allant de la musique
ancienne à la musique contemporaine. Il se lance parallèlement dans des études
de chant au conservatoire de Sion dans la classe de Jean-Luc Follonier et
obtiendra un certificat supérieur avec mention après une année de cours avec
Brigitte Fournier puis il continuera de se perfectionner dans la classe de
Claire Tièche à Genève.
Membre de la
Maîtrise de la cathédrale de Sion dès sa création, il a l’occasion de
participer à de nombreux projets en tant que soliste (Passions de Telemann, Oratorio
de Noël, Passion selon St Jean et cantates de J. S. Bach). Il a chanté avec
l’ensemble Cantatio de Genève comme
choriste et soliste ainsi que dans la Sestina
de Neuchâtel.
Donnant des
récitals de Lied et mélodie en Valais, il goûte à la scène dès 2006, lorsqu’il
a la chance de jouer le rôle de Figaro (Les
Noces de Figaro). En 2008, il interprète les rôles de Moralès et du
Dancaïre (Carmen) au théâtre du
Martholet à Saint-Maurice et de Schaunard dans La Bohème de Puccini. En 2010. il incarne Leporello dans le célèbre
opéra Don Giovanni de Mozart. Il a également pu se produire à
Brig comme soliste dans la Missa Tango
de Bacalov aux côtés de Brigitte Balleys,
dans les grands Mottets de
Rameau, sous la direction de Florence Malgoire notamment lors du festival Agape
à Genève et tout récemment dans la Petite
Messe Solennelle de Puccini.
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Carole REY, soprano - Euridice

Carole Rey, originaire du Valais, a débuté sa formation de chant classique
au conservatoire de Sion dans la classe de Jean-Luc Follonier, avec qui elle
obtient son certificat avec les félicitations du jury. Suite à l’obtention d’un
diplôme d’éducatrice sociale à la Haute école spécialisée de Suisse
occidentale, elle se forme professionnellement dans la classe de chant de Janet
Perry à la Haute Ecole des Arts de Berne (HEAB) et reçoit son Bachelor avec les
distinctions en 2011. Elle poursuit actuellement son Master d’interprétation
dans la classe de Brigitte Wohlfahrt, à Berne.
Lauréate de la fondation Friedl Wald 2010, de la bourse Migros Pour-cent
culturel 2011, de la fondation Irène Dénéréaz 2011 et du prix d’encouragement à
la culture « MusiquePro Valais » 2011, elle continue de se
perfectionner dans divers masterclasses dispensés par Laura Sarti, Peter Bern,
Noémie Nadelmann, Janet Perry et fréquente régulièrement l’ « Accademia
Musicale di Savona », en Italie, dans laquelle elle travaille avec Maestro
Paolo Vaglieri. Cette dernière rencontre confirme la grande orientation de son
répertoire vers l’Opéra romantique italien, notamment à travers les rôles de
Gilda (Rigoletto), Amina (La Sonnambula) et Elvira (I Puritani). Elle fait ses
premiers pas dans l’Opéra en interprétant notamment le rôle de Marcellina dans
« Les Noces de Figaro » de Mozart et celui de Diane dans
« Orphée aux enfers » d’Offenbach.
Active également dans le domaine de la musique sacrée et de l’Oratorio,
elle s’est produite en Italie dans la symphonie n.2 de Mendelssohn
« Lobgesang » en tant que soliste sous la baguette de Maestro Filippo
Maria Bressan, dans l’oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns, le Stabat Mater
de Pergolesi, la Petite Messe Solennelle de Rossini et autres œuvres de
Schubert et Haydn. La Lied et la Mélodie occupent également une place
importante de son répertoire. En 2010, elle interprète les « Nuits
d’été » de Berlioz à Fribourg et affectionne particulièrement les timbres
riches et colorés de Duparc, Poulenc, Debussy, Ravel et Chausson. Le festival
« Les Sommets du classique » de Crans-Montana l’a engagée plusieurs
fois et remis une bourse de soutien. En 2011, on a pu l’entendre à Lugano en
compagnie de Milan Rericha, dans « Der Hirt auf dem Felsen » de
Schubert et autres lieder de Spohr. Carole se distingue également dans la
musique contemporaine en participant à une création de la compositrice
japonaise Ezko Kikoutchi (2010) et un masterclasse du compositeur Klaus Hubert
(2010).
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Alexandra HEWSON, soprano - Amore

D’origine anglaise et croate, Alexandra
Hewson réside en Suisse depuis ses 15ans.
Elle débute le chant à Genève avec Lisa
Wingard et Miriam Aellig, puis entre en classes professionnelles à la Haute
École de Musique de Genève, dans la classe de Danielle Borst. Elle commence dès
septembre 2011 un Master d’Interprétation dans la classe de Jeannette Fischer.
Durant sa formation, elle suit les master classes de Alain Garichot,
Jean-Paul Fouchécourt, Paulo Zedda ou encore Edda Moser.
Sur scène, elle interprète le rôle de
Damigella dans la production de la HEM du Couronnement
de Poppée de Monteverdi, David dans Davidis,
pugna et victoria de Scarlatti, sous la direction de Gabriel Garrido, et
Lucy dans The Telephone, ou l’Amour à
trois de Menotti, mis en scène par Pierre-André Gamba. On a pu l’entendre
récemment dans la Messe en ut mineur
de Mozart à la Cathédrale de Genève, dans le Stabat Mater de Pergolesi en Belgique, dans des Cantates de Bach à
Genève (sous la direction de Ton Koopman) et dans le Requiem de Fauré avec l’Ensemble Amabilis. Elle a chanté Eurydice
d’Orphée aux Enfers d’Offenbach en
septembre 2011 au Bâtiment des Forces Motrices à Genève, dirigé par Wilson
Hermanto et mis en scène par Stéphane Grögler.
Elle se produira en novembre 2012 au
Victoria Hall de Genève, dans un récital sur le thème de Mozart, organisé par
l’UNICEF.
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Julien LALOUX

Attiré
très tôt par la musique, Julien LALOUX cherche d’emblée une polyvalence.
C’est ainsi qu’il étudie piano, flûte traversière, orgue et chant. Il obtient
successivement: le diplôme de branches théoriques, le diplôme d’enseignement et
1er prix de virtuosité d’orgue (Jean-François Vaucher), le certificat de chant
(Sakuya Klopfenstein), les certificats d’études supérieures d’orchestration (Jean
Balissat) et de direction d’orchestre (Hervé Klopfenstein), le diplôme de
direction chorale (Michel Corboz).
Il suit des
master classes auprès de Yuri Ahronovitch et Roberto Benzi et bénéfice
également des conseils de Marek Janowski et Ton Koopman.
Passionné par
la complémentarité entre voix et instruments, Julien Laloux explore sans cesse
ces deux mondes en proposant au public des formes de moments musicaux toujours
renouvelées, grâce à sa riche expérience des concerts, ainsi que sa fructueuse
rencontre avec Michel Corboz.
Julien Laloux dirige
l'Ensemble vocal Arpège (Lausanne). Il est également organiste titulaire à
Lutry.
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ORCHESTRE AMABILIS

L’Orchestre de chambre de
St-Paul a été fondé en 1962 par Daniel Baatard, son premier directeur, et il
est composé de musiciens amateurs, principalement issus de la région
lausannoise. Successivement dirigé par Alvaro Spagnoli et Jean-Louis Dos Ghali,
l’orchestre, renommé Amabilis en 2002, bénéficie actuellement d’un double
encadrement professionnel, grâce à Ferran Gili-Millera à la direction et à
Valentina Roudina au poste de 1er violon solo.
Sa formation dépasse les 40
musiciens, et l’ensemble peut être fier de produire ses concerts avec des
renforts limités aux seuls postes manquants. Ayant pour principales vocations
de contribuer à l’activité musicale de la région et de permettre à de bons
amateurs de pratiquer la musique d’ensemble, l’Orchestre Amabilis propose trois
à quatre programmes de concert par année, avec des objectifs bien différenciés.
Ainsi, il présente des œuvres de
toutes les époques, en formation d’orchestre de chambre, d’orchestre à cordes
ou d’ensemble à vents, et accompagne aussi bien des musiciens confirmés (José
Madera, Pascal Desarzens, Pierre-Alain Clerc …) que des jeunes solistes qui
entament une carrière prometteuse, leur donnant une de leurs premières
occasions de jouer avec orchestre (Desmond B. Kraege, David Rodeschini, Sylvain
Viredaz…)
En même temps, il accorde une
grande importance aux valeurs pédagogiques, aboutissant à des collaborations
ponctuelles avec, par exemple, l’Ecole Sociale de Musique de Lausanne.
Finalement, il collabore régulièrement avec des ensembles vocaux et programme
les grandes œuvres du répertoire choral avec orchestre, du Gloria de Vivaldi au
Requiem de Fauré.
Ces activités pleinement
diversifiées l’ont amené à se produire non seulement à Lausanne et dans
d’autres villes vaudoises, mais aussi dans d’autres cantons romands, ainsi
qu’en France et en Italie.
HEPtaèdre, Lausanne

La géométrie de cet ensemble est
variable pour mieux répondre aux besoins des différents projets proposés.
Telles les sept faces d'un heptaèdre, les différentes facettes et possibilités
musicales d'un ensemble vocal sont explorées et présentées par les choristes.
Ces jeunes et talentueux choristes
offrent une palette de prestations impressionnante: pièce de théâtre,
vernissages, cérémonies de remise de diplômes ou grands concerts.
Principalement issus du Chœur HEP,
ces chanteurs, conduits par Julien Laloux,
travaillent leur voix en groupe et de manière individuelle. La qualité musicale
et vocale s'en trouve enrichie. Ces projets sur le long terme tissent de forts
liens sur le plan humain et musical, et contribuent à créer une véritable
identité sonore. Cette constante évolution rend ce travail d'autant plus
passionnant.
En lien avec la formation continue
de la HEP, certains projets ont lieu à Varazze (Li) en Italie, au bord de la
mer Méditerranée, sur une semaine entière. Ce changement de cadre et d'horaires
permet un apprentissage en profondeur. Ce véritable "laboratoire"
pédagogique permet aux choristes-enseignants de découvrir les "trucs"
du métier de chef de chœur et d'endosser parfois ce rôle. Toutes ces
expériences élargissent le champ des possibilités et constituent de véritables
outils facilement transférables dans le travail quotidien du pédagogue.
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EQUIPE TECHNIQUE
DECORS
Conception Julie BEAUVAIS
Réalisation Raymond VONNEZ
Avec la participation de Pauline et Lukas Schellenberg,
Jean-Daniel Avondet, François Spaltenstein, Fabio Marchetto, Danièle Stoeckli,
Claire-Lise Vonnez
COSTUME
Conception,
réalisation Séverine Besson
Avec la participation de Emmanuelle
Werlen, Ness, Cloé Bianco, Nabilla Alegre, Yves Besson
LUMIERE
Conception, réalisation José-Manuel RUIZ
COIFFURE et MAQUILLAGE
Conception, réalisation Diane Bhutia
PROMPTAGE
Conception, réalisation Claude Perrinjaquet et Lukas
Schellenberg
Avec la participation de François
Spaltenstein
REGISSEUR PLATEAU
Réalisation Gaëtan Aubry
PHOTOS
Réalisation Sébastien Monachon
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AULA DES CEDRES, Lausanne

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Les représentations à Lausanne se feront dans l’aula des Cèdres, réalisée
en 1962 par le grand architecte lausannois Jean Tschumi. Ainsi, ces spectacles permettent de commémorer en même temps deux
cinquantenaires, l’orchestre Amabilis et l’aula de l’ex Ecole Polytechnique
de l’Université de Lausanne, devenue fédérale quelques années plus tard. Aujourd’hui, cette aula est gérée par la Haute Ecole Pédagogique pour y
donner concerts, conférences et autres séminaires. Le partenariat avec l’ensemble vocal HEPtaèdre n’est en ce sens pas dû au
hasard. Pour permettre d’y jouer un opéra, la salle a été adaptée de manière
temporaire pour créer une fosse d’orchestre et y apporter les éclairages
complémentaires propres à un spectacle d’opéra. |