Orfeo et Euridice


DIRECTION MUSICALE

 

Ferran GILI-MILLERA

Ferran Gili-Millera

Ferran GILI-MILLERA est né à Barcelone, où il commence ses études de musique à l’âge de six ans. À dix-huit ans, il obtient une virtuosité de Guitare, et postérieurement les Diplômes de Direction Chorale, Composition, Orchestration et Pédagogie Musicale. Le Conservatoire Supérieur de Musique de Barcelone lui décerne son Prix d’Honneur à deux reprises : en 1988 et en 1990, année où il est lauréat du Prix de Catalogne pour jeunes compositeurs.

En Suisse, il perfectionne sa formation de chef de chœur au Conservatoire de Genève avec Michel Corboz, puis entre au Conservatoire de Lausanne, dans les classes de Jean Balissat et d’Hervé Klopfenstein, où il obtient respectivement les Certificats Supérieurs d’Orchestration et de Direction d’Orchestre, en 1997.

En même temps, il participe à plusieurs cours internationaux, notamment à Vienne et Budapest. Il étudie avec des chefs tels que Peter Eötvös, Sergiu Comissiona, Julius Kalmar et Roberto Benzi, et avec les compositeurs György Ligeti et Witold Lutoslawski. En 1998, il est finaliste du V Concours de Direction d’Orchestre de la Communauté Européenne, à Spoleto, en dirigeant Werther de Massenet, et en 1999 il obtient la bourse de The Busenhart Morgan-Evans Foundation pour travailler avec M. Diego Masson au Festival International de Musique de Dartington, en Grande-Bretagne. Il y dirige les représentations de Idomeneo de Mozart, parrainées par The Arts Council of England, et y retourne en 2001 pour diriger, entre autres, L’enlèvement au Sérail et la 2e symphonie de Mahler.

Dans le cadre de ses études, il a également dirigé Orphée et Eurydice de Gluck, au Conservatoire de Lausanne et au Theater Remise de Berne, ainsi que La Flûte enchantée de Mozart, Fidelio de Beethoven et La Bohème de Puccini, à la Musikhochschule de Vienne.

En 2004, il est nommé directeur de l’Ensemble Amabilis, ancien Orchestre de chambre de St-Paul, à Lausanne, et participe au renouveau de la formation. Passionné des multiples facettes de l’art musical, il dirige également la Musique Municipale de la Ville de Genève et d’autres sociétés avec lesquelles il obtient des places d’honneur lors des concours fédéraux, et il est régulièrement sollicité dans les jurys des concours de musique.

MISE EN SCENE

‘Je vais partir pour Venise et ce qui sera important dans notre rencontre, ce ne sera pas vous pour moi ni moi pour vous, nous le savons tous les deux. Mais ce sera ce qui continue entre nous, la densité de l’espace que nous venons de créer. Ce sera d’exprimer dans ce que vous écrirez désormais, dans la manière que vous aurez d’imaginer votre jardin, ce qui a fructifié entre nous, et que je dirai à mon tour en jouant du piano. Ce qui compte, c’est la façon dont dorénavant, votre regard va éclairer mes paysages et comment cette lumière pourra chasser ce qui hier, pour moi, était encore dans l’ombre. Ainsi nous nous reverrons souvent, nous nous reverrons sans cesse’

Hélène Grimaud, leçons particulières

Lorsque l’Orchestre Amabilis m’a fait part de son projet de monter Orfeo ed Euridice, j’ai tout de suite eu envie d’explorer cette oeuvre “qui porta l’opéra seria à sa tombe” et qui ne se bornait plus – comme l’écrivit Gluck dans sa dédicace à la reine Marie-Antoinette – “aux froides beautés de la convention”. Orfeo ed Euridice n’est pas basée sur une intrigue amoureuse et politique et ne formule pas un compliment élégant à un souverain éclairé. L’homme avec ses doutes est pour la première fois au centre de l’histoire. Gluck utilise le mythe pour l’humaniser.

Un homme se retourne et tout s’effondre. Torsion du corps, de l’avant vers l’arrière, du futur au passé, de la confiance au doute. Habitée par cette image centrale, j’ai revisité les travaux de décomposition du mouvement d’Eadweard Muybridge. La rigueur scientifique de ses photographies fait écho à l’essentialisation gluckienne. Une esthétique est alors apparue en même temps qu’une contrainte de jeu qui m’a permis de construire mon projet de mise en scène : mesurer le voyage intérieur, décomposer l’élan amoureux, fractionner les étapes du deuil.

J’ai choisi de profiter de la rare occasion de travailler avec une petite distribution de trois solistes pour installer dès les premières répétitions un climat de recherche collective. Lors des premières lectures, il s’est agi d’étudier le mythe orphique et ses interprétations à travers les traditions et les époques, d’assimiler l’historique pour nous en libérer, et finalement nous concentrer sur les résonances de cette histoire dans notre temps présent. Nous nous sommes surpris à découvrir, sous l’apparent héroïsme et la joie des retrouvailles, le doute qui met fin à l’amour et l’amertume des anciens amants qui ne savent pas se quitter.

Sous la surface de cette “azione teatrale”, L’opéra de réforme cache surtout une pièce de mystères, dans lequel on traverse des seuils, où l’on impose une “obligation de silence” et où des vibrations ou­vrent des portes et brisent des liens. Orphée devient le prophète qui proclame la réalité de l’invisible et ose la difficile et essentielle aventure qu’est le travail d’amour.

Le héro croit d’abord que le périple consiste à braver les dangers pour retrouver son amour. Or, la descente vers les profondeurs, la confrontation avec les ombres et la douloureuse rencontre avec le doute le transformeront. Il découvrira que le vrai héroïsme ne réside pas dans l’acharnement mais dans l’acceptation.

L’amour jeune aux poings serrés autour du besoin de retenir l’aimée, s’épuisera finalement face aux héros transfigurés, portés par un amour plus vaste, aux mains ouvertes.

 

Julie Beauvais

Julie Beauvais

MISE EN SCENE ET DECORS

Julie BEAUVAIS

Née en Valais, Julie BEAUVAIS débute son parcours de metteur en scène aux Etats-Unis après avoir étudié à l’Ecole Internationale de théâtre Jacques Lecoq à Paris. Elle co-dirige Sprung Theatre à Chicago depuis 2001. Elle y met en scène des mélodrames tels que Capsize et Seep.

En 2003 elle installe à Genève, la compagnie Mondes Contraires. Durant sept ans, elle emmène ses comédiens en voyage et explore avec eux le théâtre épique dans différents contextes. Ces recherches prennent la forme de partenariats avec des compagnies étrangères. Ainsi, Le Cercle de craie caucasien et La bonne âme du Setchouan de B. Brecht, Roméo et Juliette au village de G. Keller, Appel en absence et Emir & Cador tournent en Suisse, au Danemark, au Brésil, en Mongolie et au Nicaragua.

En 2005 elle intègre le groupe international de recherche théâtrale Hopallehus, chapeauté par l’Odin Teatret au Danemark. Avec cette compagnie on la voit jouer dans El Monkey de K. Blixen au théâtre de la ville de Buenos Aires ou dans Philomena parade au PIT Festival en Norvège.

Depuis 2006 elle met en scène des opéras: La Bohème de Puccini, Le nozze di Figaro et Don Giovanni de Mozart pour Ouverture-Opera et Radamisto de Haendel pour la Zürcher Hochschule der Künste. Parallèlement à ses mises en scène, elle réalise et expose une série de films sur le corps des chanteurs lyriques: I Disarmati.

Elle collabore de 2008 à 2010 avec l’équipe pédagogique du London International School of Performing Arts – LISPA. Depuis, elle enseigne la pratique corporelle aux chanteurs lyriques de la HEMU Lausanne site Fribourg.

Julie prépare actuellement This Is Not For You (2012 | Chicago/Genève), Orfeo ed Euridice de Gluck (2012 | Amabilis, Lausanne), et Alcina de Haendel (2012 | Ouverture-Opera, Sion). En résidence d’artiste à la Red House de Manhattan de février à juillet 2011, elle assiste Michael Counts dans sa mise en scène des Monodramas (Schoenberg, Zorn, Feldman) au New York City Opera. Au printemps 2011, Julie est lauréate du Prix culturel d’encouragement de l’Etat du Valais.

PREPARATION MUSICALE

Jean-Philippe CLERC, piano

Jean-Philippe Clerc

Jean-Philippe Clerc débute ses études de piano au conservatoire de Sion avant d’intégrer la classe d’Elisabeth Athanassova au Conservatoire Supérieur de Musique de Genève, où il obtient un diplôme d’enseignement. Par la suite, il se perfectionne auprès d’Esther Yellin au sein de la Fondation Neuhaus ainsi qu’au cours de nombreux masterclasses avec entre autres Clifton Matthews, Marietta Petkova ou Irwin Gage. Durant ses études, il aborde également le clavecin et le pianoforte auprès de Michel Kiener.

Passionné de chant qu’il a étudié au Conservatoire de Musique de Genève auprès de Michèle Moser puis de Frédéric Gindraux et qu’il pratique au sein du Chœur de l’Opéra de Lausanne, dirigé par Véronique Carrot, c’est tout naturellement qu’il se tourne vers l’accompagnement de chanteurs et de chœurs. Jean-Philippe Clerc a ainsi accompagné les classes des conservatoires de Sion, Fribourg, Lausanne et Genève, le chœur Novantiqua de Sion dirigé par Bernard Héritier ainsi que les ensembles Hémiole de Lausanne et Cantatio de Genève dirigés par John Duxbury.

En tant que répétiteur, il a participé durant plusieurs années au cours d’expression scénique d’Anne-Marie Delbart au Conservatoire de Genève, ainsi que sur différentes productions d’opéras en Suisse et en France. En outre, il se produit régulièrement lors de récitals avec chanteurs, de concerts avec chœurs ou en formation de musique de chambre en Europe et Proche-Orient ainsi que lors de différents festivals et concours.

Depuis septembre 2011, Jean-Philippe Clerc travaille en tant que répétiteur pour les classes de chant de la Haute Ecole de Musique de Lausanne (HEMU).

SOLISTES

Frédéric MOIX, baryton-basse – OrfeoFrederic Moix

Né à Sion en 1975, Frédéric Moix débute sa formation vocale au sein de la Schola des Petits Chanteurs de Notre-Dame de Sion sous la direction de Bernard Héritier. En 1996, il rejoint les rangs du chœur Novantiqua de Sion. Il a l’occasion d’y faire ses premières expériences solistiques et de découvrir un répertoire très large allant de la musique ancienne à la musique contemporaine. Il se lance parallèlement dans des études de chant au conservatoire de Sion dans la classe de Jean-Luc Follonier et obtiendra un certificat supérieur avec mention après une année de cours avec Brigitte Fournier puis il continuera de se perfectionner dans la classe de Claire Tièche à Genève.

Membre de la Maîtrise de la cathédrale de Sion dès sa création, il a l’occasion de participer à de nombreux projets en tant que soliste (Passions de Telemann, Oratorio de Noël, Passion selon St Jean et cantates de J. S. Bach). Il a chanté avec l’ensemble Cantatio de Genève comme choriste et soliste ainsi que dans la Sestina de Neuchâtel.

Donnant des récitals de Lied et mélodie en Valais, il goûte à la scène dès 2006, lorsqu’il a la chance de jouer le rôle de Figaro (Les Noces de Figaro). En 2008, il interprète les rôles de Moralès et du Dancaïre (Carmen) au théâtre du Martholet à Saint-Maurice et de Schaunard dans La Bohème de Puccini. En 2010. il incarne Leporello dans le célèbre opéra Don Giovanni de Mozart. Il a également pu se produire à Brig comme soliste dans la Missa Tango de Bacalov aux côtés de Brigitte Balleys, dans les grands Mottets de Rameau, sous la direction de Florence Malgoire notamment lors du festival Agape à Genève et tout récemment dans la Petite Messe Solennelle de Puccini.

Carole REY, soprano – Euridice

Carole Rey

Carole Rey, originaire du Valais, a débuté sa formation de chant classique au conservatoire de Sion dans la classe de Jean-Luc Follonier, avec qui elle obtient son certificat avec les félicitations du jury. Suite à l’obtention d’un diplôme d’éducatrice sociale à la Haute école spécialisée de Suisse occidentale, elle se forme professionnellement dans la classe de chant de Janet Perry à la Haute Ecole des Arts de Berne (HEAB) et reçoit son Bachelor avec les distinctions en 2011. Elle poursuit actuellement son Master d’interprétation dans la classe de Brigitte Wohlfahrt, à Berne.

Lauréate de la fondation Friedl Wald 2010, de la bourse Migros Pour-cent culturel 2011, de la fondation Irène Dénéréaz 2011 et du prix d’encouragement à la culture « MusiquePro Valais » 2011, elle continue de se perfectionner dans divers masterclasses dispensés par Laura Sarti, Peter Bern, Noémie Nadelmann, Janet Perry et fréquente régulièrement l’ « Accademia Musicale di Savona », en Italie, dans laquelle elle travaille avec Maestro Paolo Vaglieri. Cette dernière rencontre confirme la grande orientation de son répertoire vers l’Opéra romantique italien, notamment à travers les rôles de Gilda (Rigoletto), Amina (La Sonnambula) et Elvira (I Puritani). Elle fait ses premiers pas dans l’Opéra en interprétant notamment le rôle de Marcellina dans « Les Noces de Figaro » de Mozart et celui de Diane dans « Orphée aux enfers » d’Offenbach.

Active également dans le domaine de la musique sacrée et de l’Oratorio, elle s’est produite en Italie dans la symphonie n.2 de Mendelssohn « Lobgesang » en tant que soliste sous la baguette de Maestro Filippo Maria Bressan, dans l’oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns, le Stabat Mater de Pergolesi, la Petite Messe Solennelle de Rossini et autres œuvres de Schubert et Haydn. La Lied et la Mélodie occupent également une place importante de son répertoire. En 2010, elle interprète les « Nuits d’été » de Berlioz à Fribourg et affectionne particulièrement les timbres riches et colorés de Duparc, Poulenc, Debussy, Ravel et Chausson. Le festival « Les Sommets du classique » de Crans-Montana l’a engagée plusieurs fois et remis une bourse de soutien. En 2011, on a pu l’entendre à Lugano en compagnie de Milan Rericha, dans « Der Hirt auf dem Felsen » de Schubert et autres lieder de Spohr. Carole se distingue également dans la musique contemporaine en participant à une création de la compositrice japonaise Ezko Kikoutchi (2010) et un masterclasse du compositeur Klaus Hubert (2010).

Alexandra HEWSON, soprano – Amore

Alexandra Hewson
D’origine anglaise et croate, Alexandra Hewson réside en Suisse depuis ses 15ans.

Elle débute le chant à Genève avec Lisa Wingard et Miriam Aellig, puis entre en classes professionnelles à la Haute École de Musique de Genève, dans la classe de Danielle Borst. Elle commence dès septembre 2011 un Master d’Interprétation dans la classe de Jeannette Fischer.

Durant sa formation, elle suit les master classes de Alain Garichot, Jean-Paul Fouchécourt, Paulo Zedda ou encore Edda Moser.

Sur scène, elle interprète le rôle de Damigella dans la production de la HEM du Couronnement de Poppée de Monteverdi, David dans Davidis, pugna et victoria de Scarlatti, sous la direction de Gabriel Garrido, et Lucy dans The Telephone, ou l’Amour à trois de Menotti, mis en scène par Pierre-André Gamba. On a pu l’entendre récemment dans la Messe en ut mineur de Mozart à la Cathédrale de Genève, dans le Stabat Mater de Pergolesi en Belgique, dans des Cantates de Bach à Genève (sous la direction de Ton Koopman) et dans le Requiem de Fauré avec l’Ensemble Amabilis. Elle a chanté Eurydice d’Orphée aux Enfers d’Offenbach en septembre 2011 au Bâtiment des Forces Motrices à Genève, dirigé par Wilson Hermanto et mis en scène par Stéphane Grögler.

Elle se produira en novembre 2012 au Victoria Hall de Genève, dans un récital sur le thème de Mozart, organisé par l’UNICEF.

 

CHEF DE CHOEUR

Julien Laloux
Julien LALOUX

Attiré très tôt par la musique, Julien LALOUX cherche d’emblée une polyvalence. C’est ainsi qu’il étudie piano, flûte traversière, orgue et chant. Il obtient successivement: le diplôme de branches théoriques, le diplôme d’enseignement et 1er prix de virtuosité d’orgue (Jean-François Vaucher), le certificat de chant (Sakuya Klopfenstein), les certificats d’études supérieures d’orchestration (Jean Balissat) et de direction d’orchestre (Hervé Klopfenstein), le diplôme de direction chorale (Michel Corboz).

Il suit des master classes auprès de Yuri Ahronovitch et Roberto Benzi et bénéfice également des conseils de Marek Janowski et Ton Koopman.

Passionné par la complémentarité entre voix et instruments, Julien Laloux explore sans cesse ces deux mondes en proposant au public des formes de moments musicaux toujours renouvelées, grâce à sa riche expérience des concerts, ainsi que sa fructueuse rencontre avec Michel Corboz.

Julien Laloux dirige l’Ensemble vocal Arpège (Lausanne). Il est également organiste titulaire à Lutry.

ORCHESTRE AMABILIS

Orchestre amabilis1

L’Orchestre de chambre de St-Paul a été fondé en 1962 par Daniel Baatard, son premier directeur, et il est composé de musiciens amateurs, principalement issus de la région lausannoise. Successivement dirigé par Alvaro Spagnoli et Jean-Louis Dos Ghali, l’orchestre, renommé Amabilis en 2002, bénéficie actuellement d’un double encadrement professionnel, grâce à Ferran Gili-Millera à la direction et à Valentina Roudina au poste de 1er violon solo.

Sa formation dépasse les 40 musiciens, et l’ensemble peut être fier de produire ses concerts avec des renforts limités aux seuls postes manquants. Ayant pour principales vocations de contribuer à l’activité musicale de la région et de permettre à de bons amateurs de pratiquer la musique d’ensemble, l’Orchestre Amabilis propose trois à quatre programmes de concert par année, avec des objectifs bien différenciés.

Ainsi, il présente des œuvres de toutes les époques, en formation d’orchestre de chambre, d’orchestre à cordes ou d’ensemble à vents, et accompagne aussi bien des musiciens confirmés (José Madera, Pascal Desarzens, Pierre-Alain Clerc …) que des jeunes solistes qui entament une carrière prometteuse, leur donnant une de leurs premières occasions de jouer avec orchestre (Desmond B. Kraege, David Rodeschini, Sylvain Viredaz…)

En même temps, il accorde une grande importance aux valeurs pédagogiques, aboutissant à des collaborations ponctuelles avec, par exemple, l’Ecole Sociale de Musique de Lausanne. Finalement, il collabore régulièrement avec des ensembles vocaux et programme les grandes œuvres du répertoire choral avec orchestre, du Gloria de Vivaldi au Requiem de Fauré.

Ces activités pleinement diversifiées l’ont amené à se produire non seulement à Lausanne et dans d’autres villes vaudoises, mais aussi dans d’autres cantons romands, ainsi qu’en France et en Italie.

HEPtaèdre, Lausanne

Heptaèdre

Construire dans la diversité

La géométrie de cet ensemble est variable pour mieux répondre aux besoins des différents projets proposés. Telles les sept faces d’un heptaèdre, les différentes facettes et possibilités musicales d’un ensemble vocal sont explorées et présentées par les choristes.

Ces jeunes et talentueux choristes offrent une palette de prestations impressionnante: pièce de théâtre, vernissages, cérémonies de remise de diplômes ou grands concerts.

Principalement issus du Chœur HEP, ces chanteurs, conduits par Julien Laloux, travaillent leur voix en groupe et de manière individuelle. La qualité musicale et vocale s’en trouve enrichie. Ces projets sur le long terme tissent de forts liens sur le plan humain et musical, et contribuent à créer une véritable identité sonore. Cette constante évolution rend ce travail d’autant plus passionnant.

Un plus pédagogique

En lien avec la formation continue de la HEP, certains projets ont lieu à Varazze (Li) en Italie, au bord de la mer Méditerranée, sur une semaine entière. Ce changement de cadre et d’horaires permet un apprentissage en profondeur. Ce véritable « laboratoire » pédagogique permet aux choristes-enseignants de découvrir les « trucs » du métier de chef de chœur et d’endosser parfois ce rôle. Toutes ces expériences élargissent le champ des possibilités et constituent de véritables outils facilement transférables dans le travail quotidien du pédagogue.

EQUIPE TECHNIQUE

DECORS

Conception Julie BEAUVAIS

Réalisation Raymond VONNEZ

Avec la participation de Pauline et Lukas Schellenberg, Jean-Daniel Avondet, François Spaltenstein, Fabio Marchetto, Danièle Stoeckli, Claire-Lise Vonnez

COSTUME

Conception, réalisation Séverine Besson

Avec la participation de Emmanuelle Werlen, Ness, Cloé Bianco, Nabilla Alegre, Yves Besson

LUMIERE

Conception, réalisation José-Manuel RUIZ

COIFFURE et MAQUILLAGE

Conception, réalisation Diane Bhutia

PROMPTAGE

Conception, réalisation Claude Perrinjaquet et Lukas Schellenberg

Avec la participation de François Spaltenstein

REGISSEUR PLATEAU

Réalisation Gaëtan Aubry

PHOTOS

Réalisation Sébastien Monachon
AULA DES CEDRES, Lausanne

Aula des Cedres

image011 Les représentations à Lausanne se feront dans l’aula des Cèdres, réalisée en 1962 par le grand architecte lausannois Jean Tschumi.

Ainsi, ces spectacles permettent de commémorer en même temps deux cinquantenaires, l’orchestre Amabilis et l’aula de l’ex Ecole Polytechnique de l’Université de Lausanne, devenue fédérale quelques années plus tard.

Aujourd’hui, cette aula est gérée par la Haute Ecole Pédagogique pour y donner concerts, conférences et autres séminaires.

Le partenariat avec l’ensemble vocal HEPtaèdre n’est en ce sens pas dû au hasard.

Pour permettre d’y jouer un opéra, la salle a été adaptée de manière temporaire pour créer une fosse d’orchestre et y apporter les éclairages complémentaires propres à un spectacle d’opéra.