Nouvelle présidence à Amabilis

Le 20 février dernier, notre orchestre organisait sa traditionnelle et incontournable Assemblée générale pour tirer un bilan de l’année écoulée et pour que le comité présente aux autres membres les projets à venir. Cette assemblée n’avait d’ordinaire que le nom, pour la plupart des membres : le seul président que la plupart d’entre nous avons connu jusqu’à présent est Yves Golay, qui a choisi de passer le relais après 18 (dix-huit !) années de présidence ininterrompues, encore plus dans le comité et bientôt 30 dans l’orchestre. L’orchestre est, lui, dans sa 57e année d’existence, dont déjà 15 sous la direction experte de Ferran Gili-Millera. Nous devons notamment à l’entente et aux capacités respectives d’Yves et Ferran, exceptionnelles pour un orchestre de musiciens amateurs, l’organisation de projets très ambitieux, souvent avec des choeurs de la région, depuis 2011 : il y eu Orfeo ed Euridice, opéra de Ch. W. Gluck (2012), la Symphonie n°2 Lobgesang de F. Mendelssohn (2012-2013), le Requiem de G. Verdi, le Messie de G. F. Haendel dans l’orchestration de W. A. Mozart (2017) et tout récemment, Nabucco de G. Verdi à la Cathédrale de Lausanne. Tous ces projets ont rencontré un grand succès public.

Qui pour succéder à Yves ? La tâche peut paraître herculéenne, et selon beaucoup, elle l’est mais la vie d’une société repose sur un comité et in fine sur le dévouement de chacun des membres. L’orchestre a innové en élisant à l’unanimité Maria Gili, qui connaît bien l’orchestre, c’est un euphémisme. Si vous venez à nos concerts (vous y êtes fortement encouragés !), vous l’aurez probablement déjà rencontrée à la billetterie mais ce n’est que la partie la plus visible de son activité passée avec Amabilis. La parole est à elle :

Le 20 février dernier, j’ai eu le grand plaisir d’être nommée présidente de l’orchestre Amabilis. Cet orchestre me tient à cœur, notamment parce que mon mari en est le directeur et mes enfants font partie des musiciens depuis plusieurs années déjà. Je n’ai pas le bonheur de maîtriser un instrument, mais je peux me mettre au service de la musique par d’autres moyens ! Nous avons également lié de belles amitiés au sein de cette formation, nous avons participé à des projets musicaux extraordinaires en famille, et je souhaite poursuivre la tâche de développer et de soutenir l’orchestre dans l’avenir.

C’est un challenge important, mais avec le soutien du comité et de tous les membres d’Amabilis, je ferai tout mon possible pour que notre orchestre continue à présenter de très beaux projets musicaux.

Avec tout mon dévouement,

Maria Gili

Nous saluons également l’entrée de Delphine Renard, flûtiste, en tant que secrétaire; pour le reste, le comité est inchangé.

Finissons musicalement: nous présenterons très prochainement notre nouveau programme, en mai 2019 et à la Fête de la Musique. Pour vous faire patienter, découvrez « notre » Nabucco, gravé sur un DVD, comme vous ne l’avez jamais vu !

Choeur des Hébreux, Nabucco de G. Verdi – dir. F. Gili-Millera, nov. 2018 à Lausanne

Bonus : Nabucco n’était pas le premier opéra de notre histoire, mais à quoi ressemblait Orfeo ed Euridice à l’Aula des Cèdres, en 2012 ?

Final d’Orfeo ed Euridice en 2012 à Lausanne – Publié avec l’autorisation de F. Gili-Millera

Très beau sujet sur « notre » Nabucco sous l’angle de la migration et du pouvoir (Cath-Info)

Nous finissons cette campagne d’animation culturelle (plus que de promotion) en ayant la chance de vous présenter ce qui est probablement le sujet le plus complet sur nos désormais six représentations de Nabucco. Le reportage de Cath-Info, portail catholique suisse qui collabore avec le département Religion de la RTS, examine de manière détaillée tous les aspects de notre production et de l’oeuvre en elle-même : technique, historique, choix de mise en scène, cohérence avec l’Eglise réformée que nous remercierons en interprétant quelques airs lors des cultes des dimanches 18 et 25 novembre. Nous vous laissons profiter des explications d’Yves et du Prof. Luca Zopelli de l’Université de Fribourg, en musique bien entendu.

Viva Verdi !

Article paru de G. Roth par le 16.11.18 sur cath.ch – Centre catholique des médias
Reportage de Grégory Roth, journaliste RP pour le Centre catholique 

Jean-Philippe Guilois, metteur en scène

Jean-Philippe Guilois, metteur en scène

Jean-Philippe Guilois entre à l’École Nationale de l’Opéra de Paris en 1997 puis participe à différentes productions sur les scènes des Opéras Bastille et Garnier. Il quitte ensuite Paris pour l’École Rudra Béjart au sein de laquelle il étudie les danses classique et moderne ainsi que le chant. Avec la compagnie, il participe à plusieurs spectacles et tournées internationales. Il fait sa première expérience professionnelle aux côtés de Cisco Aznar et de la Compagnie Buissonnière dans Parce que je t’aime, présenté au Théâtre de Vidy. Tout en multipliant les contrats en tant que danseur, il est introduit au monde de l’opéra où il commence comme régisseur. Par la suite, il est assistant à la mise en scène pour La BohèmeNabuccoCarmenIl Barbiere di Siviglia et Madama Butterfly au Festival Avenches Opéra, AlcinaDon GiovanniL’Aiglon et My Fair Lady à Lausanne et Vichy, ainsi qu’Armide de Lully à Nancy. En 2017 et 2018, il crée les chorégraphies de My Fair Lady à l’Opéra de Marseille et du Bal Masqué à Nancy, au Luxembourg et à Maastricht. Il assure par ailleurs l’assistanat à la mise en scène de Cosi Fan Tutte. En 2019, il présentera une nouvelle production à la Grange de Dorigny en collaboration avec Cisco Aznar et concevra les chorégraphies de la Route Lyrique avec l’Opéra de Lausanne. Il se consacre actuellement à la création de mises en scène, chorégraphies, et pièces de théâtre.

Un Nabucco inédit à la Cathédrale de Lausanne: A l’attention de la presse

Un Nabucco inédit sera présenté à la Cathédrale de Lausanne en novembre prochain.

Le chef d’orchestre Ferran Gili-Millera et les metteurs en scène Gérard Demierre et Jean-Philippe Guillois présentent une vision originale de l’oeuvre de Verdi, dans un projet musical d’envergure réunissant près de 120 chanteurs et musiciens ainsi que des solistes de renommée internationale.

C’est dans une version inédite et quelque peu audacieuse, que le thème de l’immigration au coeur de ce célèbre opéra sera mis à l’honneur durant trois semaines. L’aménagement intérieur de la cathédrale sera composé d’estrades et d’une spirale en bois innovantes et originales, basées sur une technologie développée à l’EPFL.

Communiqué de presse

Informations détaillées sur les artistes

Dossier de presse IBOIS (EPFL)

Plus d’informations

Détail des représentations

Billetterie

Propos des metteurs en scène

Crowdfunding en cours

Social media

Amabilis

Ensemble vocal Horizons

Site web : choeur-horizons.ch

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Gérard Demierre

Site web : gerarddemierre.ch

Contact

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Nabucco : Le propos des metteurs en scène

Gérard Demierre et Jean-Philippe Guilois, le metteurs en scène de cette production de l’opéra Nabucco s’expriment sur leurs choix narratifs et esthétiques, mettant en évidence la valeur mythique, universelle et donc actuelle de cet épisode biblique.

Que faire de Nabucco? L’écueil n’est pas mince. L’ouvrage est en effet trop associé aux grands péplums qui font le bonheur des théâtres antiques et des gros festivals. Nous avons décidé de s’extraire de la monumentalité, pour faire mieux vibrer les sentiments intimes ou patriotiques des protagonistes et du peuple.

Car c’est d’abord une histoire d’esclavage, celle d’un peuple pris sous le joug  d’un tyran qui se prend pour un dieu! C’est aussi l’histoire de deux peuples qui veulent s’égorger parce qu’ils ont des dieux différents!

Un ouvrage dense, mêlant le religieux à la politique, le pouvoir à l’ambition, dans  un monde troublé et déchiré qui fait écho à la résonance du monde d’aujourd’hui : le monde compte plus de 65 millions de personnes déplacées en raison de violences et de persécutions !

Nabucco, un opéra politique

Nous voudrions raconter l’histoire d’un homme qui s’appelle Nabucco. C’était un homme politique, qui a utilisé le pouvoir pour détruire son pays et réduire sa population à l’esclavage; il est comparable à un tyran de notre époque. C’est un homme qui a cultivé et accru son pouvoir jusqu’à s’autoproclamer Dieu. Ce délire de toute-puissance a pris une dimension à ce point obsessionnelle qu’il en est devenu fou: et c’est justement dans cet état de démence, lorsqu’il perd son pouvoir, que Nabucco retrouve l’humanité perdue. A travers son parcours dans la folie, il arrive à comprendre le sens de la spiritualité véritable: son âme s’éveille, comme après un rêve, et il découvre qu’il est tout simplement un homme.

De nos jours, de nombreux hommes politiques connaissent la même folie,  et nous nous demandons s’ils arriveront un jour à un même état de réveil.

Nous avons la volonté de supprimer le contexte biblique en visant à la place un cadre indéterminé, mais plus reconnaissable du 20e siècle. Il n’y a pas de coups de foudre et pas d’idoles adorées; les miracles ne sont pas divins, mais réalisés par des mains humaines et intervention directe. C’est un drame humain, sans contexte réel. Il y a la place pour une plus grande crédibilité à trouver dans la richesse émotionnelle généreuse de la partition de Verdi, mais il faut développer les personnages et leurs relations. Plutôt que de fermer le conflit dans une actualisation déplacée, nous l’avons ouvert à l’universalité.

La scénographie tourne autour d’une spirale qui représente l’orgueil humain, la tentative de l’homme de se hisser à la hauteur de sa divinité. La spirale  descendante peut représenter le descente de Dieu en l’homme et la spirale ascendante la montée de l’homme vers Dieu, c’est une alchimie spirituelle ! Mais elle peut devenir une spirale infernale, rapide et incontrôlable !

Gérard Demierre & Jean-Philippe Guilois, Metteurs en scène

Christophe Sturzenegger, des talents multiples

24-heures--cor-de-bravoure

Vous avez prévu de venir nous écouter ce soir à 20h30 à l’Eglise St-Paul, pour, entre autres, une interprétation du Concerto pour cor n°1 de Richard Strauss ? Si c’est le cas, nous nous en réjouissons et sinon, vous allez changer d’avis ! Christophe Sturzenegger, notre soliste de ce soir et musicien bien connu de notre région, que ce soit en tant qu’interprète au cor ou au piano. Il est aussi très actif sur les réseaux sociaux, découvrez-le en vidéo ! Continuer la lecture de « Christophe Sturzenegger, des talents multiples »

Promotion des concerts de mars 2018…et après

Nos prochains concerts approchent à grands pas ! Ne manquez pas notre newsletter pour vous informer sur ceux-ci, ainsi que sur le projet enthousiasmant qui suivra…


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