« Die Heimkehr aus der Fremde » de Mendelssohn, par F. Gili-Millera

Mendelssohn bei Goethe

Die Heimkehr aus der Fremde est un court opéra de caractère comique (un singspiel, plus exactement) composé par Felix Mendelssohn à l’âge de 20 ans, pendant son premier voyage en Angleterre, pour commémorer les noces d’argent de ses parents.

Continuer la lecture de « « Die Heimkehr aus der Fremde » de Mendelssohn, par F. Gili-Millera »

Le concerto pour violon de Beethoven, par F. Gili-Millera

a a bronze statue of ludwig van beethoven

L’accueil mitigé du seul Concerto pour violon de Beethoven lors de sa création eut comme raison l’incompréhension de la démarche du compositeur, pour qui il était plus important d’établir un dialogue entre soliste et orchestre que d’étaler des passages de pure virtuosité. La critique vit, au contraire, un manque de cohérence, un amoncellement touffu et décousu d’idées, et un vacarme continuel. Ce n’est que quelques décennies plus tard que fut comprise sa conception, indépendante de toutes modes superficielles, et que l’on reconnut le superbe travail thématique et de développement, qui repoussait les limites de la forme traditionnelle du concerto telle qu’on la connaissait à l’époque.

Continuer la lecture de « Le concerto pour violon de Beethoven, par F. Gili-Millera »

Notre concert avec Alexandre Dubach, par F. Gili-Millera

Ces dernières années, l’Orchestre Amabilis a eu l’occasion de se produire aussi bien avec des jeunes solistes qui entament une carrière prometteuse qu’avec des concertistes confirmés jouissant déjà d’une réputation internationale. Le concert des 8 et 9 octobre appartient à cette deuxième catégorie. En effet, Amabilis a aujourd’hui le grand honneur d’accompagner Alexandre Dubach. Et lorsqu’un orchestre comme le nôtre a cet immense privilège, il est légitime de vouloir en tirer le plus grand parti et de proposer au public de plus longs moments de bonheur musical.

Continuer la lecture de « Notre concert avec Alexandre Dubach, par F. Gili-Millera »

Nabucco : Le propos des metteurs en scène

Gérard Demierre et Jean-Philippe Guilois, le metteurs en scène de cette production de l’opéra Nabucco s’expriment sur leurs choix narratifs et esthétiques, mettant en évidence la valeur mythique, universelle et donc actuelle de cet épisode biblique.

Que faire de Nabucco? L’écueil n’est pas mince. L’ouvrage est en effet trop associé aux grands péplums qui font le bonheur des théâtres antiques et des gros festivals. Nous avons décidé de s’extraire de la monumentalité, pour faire mieux vibrer les sentiments intimes ou patriotiques des protagonistes et du peuple.

Continuer la lecture de « Nabucco : Le propos des metteurs en scène »

« Fin de siècle »: un foisonnement de styles

Banner-Composers-March-2018
Par Ferran Gili-Millera, directeur artistique d’Amabilis

La fin du XIXe siècle et le début du XXe constituent une période passionnante de l’Histoire de la musique. D’un point de vue esthétique, la fin du romantisme ouvre plusieurs voies qui conduiront à différentes formes d’expression artistique, qui vont souvent interagir entre elles : principalement, le nationalisme musical et la récupération des folklores respectifs, l’impressionnisme, le néo-classicisme, l’expressionnisme et même le post-romantisme plus ou moins continuiste, toujours ancré dans les principes du siècle précédent. D’un point de vue technique et idiomatique, le système tonal qui a été à la base de toute la musique écrite depuis le XVIIIe siècle atteint les limites de son développement et ouvre également la voie à d’autres langages, qui n’auront plus l’accord parfait comme base absolue de leur existence. Continuer la lecture de « « Fin de siècle »: un foisonnement de styles »

Frédéric Chopin, virtuosité et contemplation

Par Ferran Gili-Millera, directeur musical d’Amabilis

Parmi les premiers compositeurs romantiques, c’est Frédéric Chopin (1810-1849) qui incarne au mieux la conjonction des cultures slave et occidentale, ouvrant la voie que Tchaïkovski développera quelques décennies plus tard. Installé à Paris en 1831, dans la semaine où la révolte polonaise contre la Russie s’achève par la chute de Varsovie, Chopin ne retournera plus dans sa Pologne natale, mais ne cessera d’aimer son pays et de cultiver les rythmes, les harmonies, les formes et les traits mélodiques qui caractérisent sa musique populaire. Son instrument de prédilection est le piano (la presque totalité de sa production lui est consacrée) et ses compositions les plus appréciées sont d’une durée relativement courte, souvent avec un caractère introspectif et poétique ou, au contraire, héroïque et patriotique : les Préludes, les Études, les Nocturnes, les Impromptus, les Mazurkas, Valses et Polonaises, les Ballades et les Scherzos. Continuer la lecture de « Frédéric Chopin, virtuosité et contemplation »

Mikhaïl Glinka, émergence d’une puissance culturelle

Par Ferran Gili-Millera, directeur musical d’Amabilis

Malgré l’existence d’une importante tradition musicale en Russie, basée, d’une part, sur un richissime folklore, et d’une autre, sur un vaste répertoire lié à la liturgie orthodoxe, ce n’est qu’au XIXe siècle que ce pays rejoint les courants artistiques de la musique occidentale, considérée « savante ».

Mikhaïl Glinka (1804-1857) fut le premier compositeur russe à vouloir concilier tradition populaire et rigueur stylistique, chant folklorique et forme symphonique, ou, comme lui-même le déclara, à vouloir « unir par les liens légitimes du mariage le chant populaire russe et la bonne vieille fugue d’Occident ». Continuer la lecture de « Mikhaïl Glinka, émergence d’une puissance culturelle »