
Nos concerts approchent ! Découvrez aujourd’hui le programme que nous interpréterons prochainement à la Salle Paderewski de Lausanne (14 novembre, 19h30) et au Temple de Rolle (15 novembre, 17h).
Gabriel Fauré (1845 – 1924), Camille Saint-Saëns (1835 – 1921) et Charles Gounod (1818 – 1893) sont trois figures majeures du XIXe siècle musical français. Le renouveau qu’ils apportèrent sur les plans harmonique, structurel et orchestral inspira toute une génération de compositeurs, parmi lesquels Debussy, Ravel, d’Indy, Bizet, Chausson et Massenet.
Le titre de la musique de scène Masques et bergamasques composée par Gabriel Fauré en 1919 est tiré du poème Clair de Lune de Paul Verlaine et représente l’univers théâtral de la commedia dell’arte. La suite en quatre mouvements inspirée de l’œuvre originale écarta la célèbre Pavane. Cette dernière, composée antérieurement, est néanmoins devenue incontournable dans le répertoire orchestral. Nous avons donc décidé de l’intégrer dans la suite à la place de la Pastorale jouée habituellement.
Le Concerto pour violoncelle n° 1 en la mineur de Camille Saint-Saëns fut composé en 1872 et créé l’année suivante à Paris. Cette œuvre ne contient qu’un seul mouvement comportant trois parties. La réutilisation du thème dans le Molto allegro final confère une unité certaine à la pièce. À l’instar des œuvres pour violoncelle de Schumann et de Dvořák, ce premier concerto de Saint-Saëns est un monument du répertoire romantique de l’instrument.
L’Orchestre Amabilis accompagne le violoncelliste espagnol Eros Jaca. Lauréat de plusieurs prix nationaux et internationaux, il se produit régulièrement dans différents festivals en Suisse et à l’étranger.
La Symphonie n° 1 en ré majeur (1855) de Charles Gounod clôture le programme. Cette œuvre ancrée dans la tradition classique et romantique présente une clarté et un traitement mélodique qui se retrouveront dans les œuvres futures du compositeur. On y entend les influences de Beethoven et Mendelssohn, mais il faut aussi noter que cette œuvre inspirera la Symphonie en ut majeur de Bizet. C’est donc une pièce qui hérite du passé germanique du genre tout en influençant une œuvre symphonique majeure du XIXe siècle français.

