Nabucco de G. Verdi – Cathédrale de Lausanne

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C’est l’exil d’un peuple opprimé sous le règne d’un roi, Nabucco…

… qui a deux filles, Fenena et Abigail!

Il est très attaché à la première, mais moins à la deuxième, qui n’est qu’une fille illégitime…

… de plus, les deux sœurs sont amoureuses d’un même homme, un ennemi, Ismaël!

Nabucco n’est pas une histoire d’amour, mais une histoire de pouvoir, celle d’un roi, le roi Nabucco qui deviendra mégalo…

… et celui d’Abigail, sa fille qui prendra le trône!

Mais c’est le pouvoir divin qui ramènera Nabucco à la raison…

… et l’amour de Nabucco pour sa fille Fenena sera le mot de la fin!

G.Demierre & J.-Ph. Guilois

Nabucco de Verdi à la Cathédrale de Lausanne

  • Samedi 17 novembre 2018
  • Dimanche 18 novembre 2018
  • Mardi 20 novembre 2018
  • Mercredi 21 novembre 2018

G. Verdi (1813-1901), Nabucco, Opéra en quatre actes

Distribution
Nabucco, roi de Babylone Alexandro Meerapfel, baryton
Abigaïlle, esclave et fille présumée de Nabucco Joanna Parisi, soprano lirico-spinto
Zaccaria, Grand prêtre de Jerusalem Ruben Amoretti, basse
Fenena, fille de Nabucco Ahlima Mhamdi, mezzo-soprano
Ismaele, neveu du roi des Hébreux, amour de Fenena Humberto Ayerbe, ténor
Il Gran Sacerdote, Grand prêtre de Babylone Tiago Cordas, basse
Abdallo, vieil officier au service de Nabucco Philippe Jacquiard, ténor
Anna, sœur de Zaccaria Catherine Rouard, soprano

Choeur

Ensemble vocal Horizons, Yverdon-les-Bains
Chef de chœur: Michel Cavin

Accompagnés par

Orchestre Amabilis, Lausanne

Direction

Ferran Gili-Millera

Mise scène

Gérard Demierre & Jean Philippe Guilois

Scénographie

Sébastien Guenot

Lumières

Laurent Jaussi

Costumes

Caroline Zanetti

Maquillage

Geneviève Joliat

Régisseur plateau

Sylvain Kuntz

Réservations :

 

Plus d’informations sur l’œuvre:

Argument

L’action se déroule quelque part, aujourd’hui. Nabucco, un dictateur, persécute son peuple. Zaccaria, leader de ce peuple, retient en otage Fenena, fille de Nabucco, et menace de la tuer s’il ne renonce pas à ses menaces. Par ailleurs, Fenena aime Ismaël, neveu du roi du peuple opprimé. Seule la foudre divine semble stopper Nabucco qui, en osant se proclamer l’égal de Dieu, tombe terrassé: Abigail, persuadée jusque là d’être la fille légitime de Nabucco, profite immédiatement de la situation pour lui ravir sa couronne, s’emparer du pouvoir et l’emprisonner. Eprise elle aussi d’Ismaël, Abigail condamne Fenena au supplice. Depuis sa cellule, Nabucco prie Dieu; il sera finalement libéré par ses hommes et interviendra juste à temps pour empêcher l’irréparable, sauvant sa fille Fenena et libérant le peuple des opprimés. Abigail périt après s’être empoisonnée, non sans avoir imploré le pardon pour ses crimes et béni l’union d’Ismaël et Fenena.

Commentaire sur la mise en scène

Jean-Philippe Guilois, metteur en scène

Jean-Philippe Guilois, metteur en scène

Jean-Philippe Guilois entre à l’École Nationale de l’Opéra de Paris en 1997 puis participe à différentes productions sur les scènes des Opéras Bastille et Garnier. Il quitte ensuite Paris pour l’École Rudra Béjart au sein de laquelle il étudie les danses classique et moderne ainsi que le chant. Avec la compagnie, il participe à plusieurs spectacles et tournées internationales. Il fait sa première expérience professionnelle aux côtés de Cisco Aznar et de la Compagnie Buissonnière dans Parce que je t’aime, présenté au Théâtre de Vidy. Tout en multipliant les contrats en tant que danseur, il est introduit au monde de l’opéra où il commence comme régisseur. Par la suite, il est assistant à la mise en scène pour La BohèmeNabuccoCarmenIl Barbiere di Siviglia et Madama Butterfly au Festival Avenches Opéra, AlcinaDon GiovanniL’Aiglon et My Fair Lady à Lausanne et Vichy, ainsi qu’Armide de Lully à Nancy. En 2017 et 2018, il crée les chorégraphies de My Fair Lady à l’Opéra de Marseille et du Bal Masqué à Nancy, au Luxembourg et à Maastricht. Il assure par ailleurs l’assistanat à la mise en scène de Cosi Fan Tutte. En 2019, il présentera une nouvelle production à la Grange de Dorigny en collaboration avec Cisco Aznar et concevra les chorégraphies de la Route Lyrique avec l’Opéra de Lausanne. Il se consacre actuellement à la création de mises en scène, chorégraphies, et pièces de théâtre.

Un Nabucco inédit à la Cathédrale de Lausanne: A l’attention de la presse

Un Nabucco inédit sera présenté à la Cathédrale de Lausanne en novembre prochain.

Le chef d’orchestre Ferran Gili-Millera et les metteurs en scène Gérard Demierre et Jean-Philippe Guillois présentent une vision originale de l’oeuvre de Verdi, dans un projet musical d’envergure réunissant près de 120 chanteurs et musiciens ainsi que des solistes de renommée internationale.

C’est dans une version inédite et quelque peu audacieuse, que le thème de l’immigration au coeur de ce célèbre opéra sera mis à l’honneur durant trois semaines. L’aménagement intérieur de la cathédrale sera composé d’estrades et d’une spirale en bois innovantes et originales, basées sur une technologie développée à l’EPFL.

Communiqué de presse

Informations détaillées sur les artistes

Dossier de presse IBOIS (EPFL)

Plus d’informations

Détail des représentations

Billetterie

Propos des metteurs en scène

Crowdfunding en cours

Social media

Amabilis

Ensemble vocal Horizons

Site web : choeur-horizons.ch

Facebook : facebook.com/choeur.horizons.1

Gérard Demierre

Site web : gerarddemierre.ch

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Nabucco : Crowdfunding

Outre ses soutiens institutionnels, notre production de Nabucco à la Cathédrale renouvelle le genre en faisant appel à un financement participatif (crowdfunding), permettant à tout un chacun de contribuer à sa réalisation en échange d’avantages exclusifs. Devenez fan de cette campagne pour permettre son démarrage !

Tiago Cordas, baryton

Tiago Cordas s’initie au chant et au piano dès son enfance dans le cadre familial et religieux. Il entreprend ses études de chant en premier avec Mme Marie-Lise de Montmollin à La Chaux-de-Fonds puis au Conservatoire de Neuchâtel avec M. Charles Ossola. Il a obtenu son certificat de fin d’études de chant en 2003 avec mention très bien. Il poursuit ensuite son travail avec M. Rubén Amoretti dans l’Académie McA à Neuchâtel et a pu aussi se perfectionner avec M. Alain Fondary en France.

Comme soliste avec un octuor dont il fut un des membres fondateurs, il aborde le répertoire baroque (Gabrieli, Palestrina, Lotti, Byrd, Buxtehude, Schütz…) et contemporain (Arvo Pärt, Rainer Maria Rilke, Bernard Reichel,…) dans divers endroits de Suisse et de France. Il s’est aussi produit dans des concerts de musique sacrée tels que la cantate 106 « Actus tragicus » de J.-S. Bach, la Messe en sol majeur de F. Schubert ou encore la Messa di Gloria de G. Puccini.

Il a participé à divers récitals d’airs d’opéra (Tosca, Les Noces de Figaro, Don Giovanni, Cosi Fan Tutte, Carmen, …), en particulier le spectacle récital « Mozart, l’Italien. Passionnément » dans le cadre de Nuithonie à Fribourg de même qu’à la tournée de « Tango mon amour » en Suisse, notamment à l’Auditorium Stravinsky. Il a été engagé comme soliste dans Apollon et Hyacinthe de W. A. Mozart, La Veuve Joyeuse de Franz Lehar de même que La vie parisienne de J. Offenbach. On a pu le voir interpréter les rôles de Geronimo dans « Il Matrimonio Segreto » de Domenico Cimarosa, de Zarastro dans la Flûte enchantée de W. A. Mozart ou celui de Zuniga dans « Carmen » de Bizet. Il a aussi assuré le rôle d’Angelotti dans Tosca de G. Puccini, celui du moine dans Don Carlo de G. Verdi et en particulier le rôle phare qu’est celui du Barbier de Séville de G. Rossini.

Parmi les lieux où il s’est produit relevons l’Heure Bleue et la Salle de musique à La Chaux-de-Fonds, avec l’Avant-Scène opéra à Colombier, le Théâtre de Düdingen, celui du Passage à Neuchâtel, celui de Fribourg et celui de Vevey, ainsi que la Salle de Métropole de Lausanne où il a tenu le rôle de Brander dans la Damnation de Faust de H. Berlioz en version concert.

Philippe Jacquiard, ténor

Né le 12 juin 1990 à Fribourg (Suisse).

À lʼâge de quinze ans, il commence le chant au conservatoire de Fribourg, intègre le Chœur Suisse des Jeunes, puis le chœur du collège St-Michel à Fribourg sous la direction de Philippe Savoy.

En 2009, il entre au chœur des XVI dirigé par André Ducret, est engagé à lʼOpéra de Fribourg en tant que choriste pour Barbe-Bleue d’Offenbach. Parallèlement, il intègre la classe préprofessionnelle de chant chez Nicolas Pernet et Marie-Françoise Schuwey, avant d’entrer à la Haute École des Arts de Zürich dans la classe de Scot Weir.

Durant sa formation, Philippe Jacquiard fait ses débuts de soliste sur la scène de Nuithonie (Fribourg) pour le rôle du nain Edi dans Blanche-Neige de Marius Felix Lange, avec la compagnie Opéra Louise (direction Jérôme Kuhn – 2015) ; puis sur celle du Théâtre du Passage à Neuchâtel dans les rôles suivants : Remendado, dans Carmen de Bizet et le Messagero, dans Aïda de Verdi (2017), aux côtés de Ruben Amoretti. Il joue, également en 2017, les personnages de Mercure et de John Styx dans l’Orphée aux Enfers d’Offenbach avec l’Opéra d’Agaune à St-Maurice.

Il est sollicité par différents chefs de chœur comme renfort ou soliste dans des œuvres telles que le Requiem de Mozart et celui de Gounod, ainsi que dans certaines messes à la cathédrale de Fribourg.

Il fait aussi partie des petits ensembles vocaux que sont le Quintette des barbus de derrière les fagots et Tradiophon.

Nabucco : Le propos des metteurs en scène

Gérard Demierre et Jean-Philippe Guilois, le metteurs en scène de cette production de l’opéra Nabucco s’expriment sur leurs choix narratifs et esthétiques, mettant en évidence la valeur mythique, universelle et donc actuelle de cet épisode biblique.

Que faire de Nabucco? L’écueil n’est pas mince. L’ouvrage est en effet trop associé aux grands péplums qui font le bonheur des théâtres antiques et des gros festivals. Nous avons décidé de s’extraire de la monumentalité, pour faire mieux vibrer les sentiments intimes ou patriotiques des protagonistes et du peuple.

Car c’est d’abord une histoire d’esclavage, celle d’un peuple pris sous le joug  d’un tyran qui se prend pour un dieu! C’est aussi l’histoire de deux peuples qui veulent s’égorger parce qu’ils ont des dieux différents!

Un ouvrage dense, mêlant le religieux à la politique, le pouvoir à l’ambition, dans  un monde troublé et déchiré qui fait écho à la résonance du monde d’aujourd’hui : le monde compte plus de 65 millions de personnes déplacées en raison de violences et de persécutions !

Nabucco, un opéra politique

Nous voudrions raconter l’histoire d’un homme qui s’appelle Nabucco. C’était un homme politique, qui a utilisé le pouvoir pour détruire son pays et réduire sa population à l’esclavage; il est comparable à un tyran de notre époque. C’est un homme qui a cultivé et accru son pouvoir jusqu’à s’autoproclamer Dieu. Ce délire de toute-puissance a pris une dimension à ce point obsessionnelle qu’il en est devenu fou: et c’est justement dans cet état de démence, lorsqu’il perd son pouvoir, que Nabucco retrouve l’humanité perdue. A travers son parcours dans la folie, il arrive à comprendre le sens de la spiritualité véritable: son âme s’éveille, comme après un rêve, et il découvre qu’il est tout simplement un homme.

De nos jours, de nombreux hommes politiques connaissent la même folie,  et nous nous demandons s’ils arriveront un jour à un même état de réveil.

Nous avons la volonté de supprimer le contexte biblique en visant à la place un cadre indéterminé, mais plus reconnaissable du 20e siècle. Il n’y a pas de coups de foudre et pas d’idoles adorées; les miracles ne sont pas divins, mais réalisés par des mains humaines et intervention directe. C’est un drame humain, sans contexte réel. Il y a la place pour une plus grande crédibilité à trouver dans la richesse émotionnelle généreuse de la partition de Verdi, mais il faut développer les personnages et leurs relations. Plutôt que de fermer le conflit dans une actualisation déplacée, nous l’avons ouvert à l’universalité.

La scénographie tourne autour d’une spirale qui représente l’orgueil humain, la tentative de l’homme de se hisser à la hauteur de sa divinité. La spirale  descendante peut représenter le descente de Dieu en l’homme et la spirale ascendante la montée de l’homme vers Dieu, c’est une alchimie spirituelle ! Mais elle peut devenir une spirale infernale, rapide et incontrôlable !

Gérard Demierre & Jean-Philippe Guilois, Metteurs en scène

Catherine Rouard, soprano

Après sa virtuosité de chant, Catherine Rouard entame sa carrière de soliste d’abord dans la région lausannoise et du nord vaudois, puis dans toute la Suisse. Par la suite, elle sera aussi invitée à l’étranger: Belgique, Espagne, Allemagne, Arménie, France…

A l’aise dans le répertoire de la musique sacrée, elle a pu interpréter les grandes œuvres du répertoire de Mozart (Grande messe en do m, Requiem,…), Haydn (la Création, Nelsonmesse,…), Haendel (le Messie), Bach (Passion selon St Jean, oratorio de Noël, Magnificat,…), Brahms (Requiem), Rossini (Petite messe solennelle), Poulenc (Gloria).

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